- Cette ferme rustique trône en Creuse : une bâtisse en granit pour savourer le calme et la très grande authenticité brute.
- Ce nid protecteur raconte une belle histoire familiale : une maison de souvenirs qui devient désormais un refuge créatif vraiment inspirant.
- Un domaine sauvage entoure les murs : quatre hectares de nature libre où la biodiversité locale fleurit sans aucune intervention humaine.
Depuis plus de quarante ans, la célèbre comédienne Anny Duperey a trouvé son véritable ancrage loin des projecteurs parisiens et de l’agitation médiatique. C’est au cœur de la Creuse, dans le petit village de Châtelus-Malvaleix, qu’elle a jeté son dévolu sur une ancienne ferme en pierres de taille. Ce choix, fait à une époque où le département était encore largement ignoré des citadins en quête de résidences secondaires, témoigne d’un flair certain pour l’authenticité et d’un besoin viscéral de retour aux sources. Cette demeure n’est pas un simple lieu de villégiature pour l’actrice, mais un véritable projet de vie, une extension de son âme et de ses convictions profondes.
Une architecture brute au service d’une vie simple et authentique
La bâtisse elle-même impose le respect par sa structure massive et ses murs épais en granit, capables de braver les hivers rigoureux du Limousin. En pénétrant dans cette demeure, on est immédiatement frappé par l’absence totale de luxe ostentatoire. Ici, le luxe se définit par l’espace, le silence et la noblesse des matériaux naturels. Les sols sont recouverts de larges dalles de pierre qui conservent la fraîcheur en été et diffusent une chaleur douce lorsqu’elles sont chauffées par les rayons du soleil traversant les fenêtres à petits carreaux. Les plafonds laissent apparaître des poutres centenaires, témoins de l’histoire paysanne du lieu, qu’Anny Duperey a tenu à préserver scrupuleusement lors des travaux de restauration entrepris au fil des décennies.
La cuisine constitue le cœur battant de la maison. C’est une pièce vaste où trône une grande table en bois, lieu de partage et de discussions sans fin. La décoration est un mélange savant de souvenirs personnels, d’objets chinés dans les brocantes de la région et de touches artistiques. On y trouve des poteries locales, des paniers en osier et une multitude de livres qui semblent avoir trouvé leur place naturelle sur des étagères de fortune. Chaque objet raconte une histoire, chaque bibelot évoque une rencontre ou un moment de vie. La comédienne refuse l’esthétique figée des magazines de décoration pour privilégier un désordre vivant et chaleureux qui invite à la détente immédiate.
Le souvenir de Bernard Giraudeau et la transmission familiale
Cette propriété est indissociable de l’histoire d’amour qu’Anny Duperey a vécue avec le regretté Bernard Giraudeau. Ensemble, ils ont rêvé et façonné ce domaine pour en faire un nid protecteur pour leurs deux enfants, Sara et Gaël. À l’époque, le couple cherchait un lieu où leurs enfants pourraient grandir au contact direct de la nature, loin des artifices de la capitale. La maison a ainsi vu passer des étés mémorables, remplis de jeux dans les champs et de baignades dans les rivières environnantes. Malgré leur séparation ultérieure, le lien avec cette terre est resté intact pour chacun d’eux, et la maison demeure aujourd’hui le point de ralliement de la famille élargie, accueillant désormais les petits-enfants de la comédienne.
Pour Anny Duperey, la demeure de Châtelus-Malvaleix est un ancrage mémoriel puissant. C’est ici qu’elle a écrit une grande partie de ses ouvrages, trouvant dans le calme creusois la concentration nécessaire pour livrer ses récits les plus intimes, comme Le Voile noir. Le bureau, avec sa vue imprenable sur le jardin, est devenu son sanctuaire de création. Les murs de la maison sont également ornés de photographies prises par l’actrice elle-même, captant les visages de ses proches ou les paysages changeants au fil des saisons, créant ainsi une galerie d’art privée qui témoigne de sa sensibilité visuelle exceptionnelle.
| Élément du domaine | Description technique | Usage principal |
| Structure principale | Ferme du dix-neuvième siècle en granit | Lieu de vie et de création littéraire |
| Superficie du terrain | Quatre hectares de terres protégées | Réserve de biodiversité et jardin sauvage |
| Système de chauffage | Cheminées anciennes et poêles à bois | Confort thermique et ambiance rustique |
| Végétation dominante | Chênes, hêtres et herbes folles | Protection contre le vent et refuge animalier |
Le jardin de quatre hectares : une ode à la liberté végétale
Si la maison est un refuge, le jardin est un manifeste. Anny Duperey y applique une philosophie de non-intervention qui pourrait surprendre les amateurs de jardins à la française. Sur ses quatre hectares, la nature dispose d’une liberté presque totale. L’actrice se définit volontiers comme une jardinière paresseuse, mais il s’agit en réalité d’un choix écologique militant. Elle refuse catégoriquement l’usage de produits chimiques et limite les tontes au strict minimum pour permettre aux fleurs sauvages et aux graminées de s’épanouir. Cette approche a permis de transformer le domaine en un véritable conservatoire de la faune et de la flore locales.
Depuis son installation, Anny Duperey a planté des centaines d’arbres, créant ainsi des zones boisées denses qui apportent de l’ombre et protègent la biodiversité. Elle observe avec fascination le retour des insectes pollinisateurs, le passage des chevreuils à l’aube et le chant des oiseaux qui ont investi les haies qu’elle a laissé pousser librement. Pour elle, un jardin n’est pas un espace que l’on doit dompter, mais un partenaire avec lequel on doit composer. Cette jungle apparente est en réalité un écosystème complexe où chaque plante a son utilité, qu’il s’agisse de nourrir les abeilles ou d’offrir un abri aux petits mammifères.
Les activités quotidiennes au jardin sont pour l’actrice une forme de méditation active. Qu’elle soit occupée à ramasser du bois mort pour ses cheminées, à observer la croissance d’un jeune arbuste ou à photographier la rosée sur une toile d’araignée, elle trouve dans ces gestes simples une source de satisfaction bien plus grande que dans n’importe quel succès professionnel. La Creuse lui offre ce luxe suprême : le temps de l’observation. Elle apprécie particulièrement la rudesse du climat qui impose un respect de la saisonnalité, rappelant à l’humain qu’il n’est qu’un invité sur cette terre.
Une intégration réussie dans le terroir creusois
Loin de se comporter en châtelaine ou en star de passage, Anny Duperey est parfaitement intégrée à la vie locale. Elle apprécie la discrétion et la franchise des habitants de la Creuse, des qualités qui font écho à son propre tempérament. Sa maison n’est pas entourée de hautes clôtures électriques ou de systèmes de surveillance sophistiqués ; elle s’ouvre sur le paysage et sur le village. Cette simplicité dans les rapports humains renforce son sentiment de sécurité et d’appartenance à cette communauté rurale qu’elle chérit tant.
En conclusion, la maison d’Anny Duperey dans la Creuse est bien plus qu’une propriété immobilière. C’est le reflet d’une philosophie de vie qui privilégie l’être sur l’avoir, la nature sur le béton, et le silence sur le bruit médiatique. Dans cet écrin de granit et de verdure, la comédienne a su créer un univers cohérent où chaque pierre et chaque arbre racontent son parcours. C’est une invitation à repenser notre rapport à l’habitat et à l’environnement, en nous rappelant que le bonheur réside souvent dans la simplicité d’un foyer ancré dans la terre et ouvert sur le ciel.



